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L'histoire commence un dimanche 14 juin 1981.

 

Au moment où la droite parlementaire perd le premier tour des législatives, ma maman perd les eaux, pour la plus grande joie de ma famille et de Lionel Jospin. Le 14 juin est aussi le jour de naissance de Donald Trump et Che Guevara, et cela aura peut-être une influence sur mon positionnement politique, bien des années plus tard...

Je vois le jour à Chenôve - banlieue sensible de Dijon où même Bernard de la Villardière n'osa jamais foutre les pieds - mais nous vivons dans la petite commune de Lechâtelet (250 habitants) où même Jean-Pierre Pernaut n'osa jamais foutre les pieds.

Mon père est alors une grosse feignasse de privilégié, ce qui se dit plus familièrement "cheminot". Ma mère bosse pour élever ma soeur et moi + garder d'autres enfants mais visiblement la société s'en tape vu que ça ne rentre pas dans le calcul du PIB, ce qui se dit plus familièrement "femme au foyer".

S’en suit une enfance qu’on pourrait qualifier d’heureuse si l’on excepte les actes de maltraitante capillaire.

 

En 1987, nous déménageons dans la charmante bourgade de Jussey, en Haute-Saône, où mes parents achètent une maison de la presse-librairie.

Dans le même temps, ma scolarité suit son cours au collège Louis Pasteur, puis au lycée Edouard Belin (qui est l'inventeur du belinographe, l'ancêtre d'Instagram; eh ouais, comme ça tu apprends des trucs) de Vesoul (la ville rendue célèbre grâce à la chanson de Jacques Brel, même si je crois qu'il se moque un peu).

Mes résultats scolaires sont pas dégueu au départ, puis déclinent inexorablement jusqu'à rater mon bac S en 1998 (la prolongation contre le Paraguay m'ayant quand même assez peu aidé dans mes révisions). Je l'obtiens l'année suivante (lors de laquelle il n'y a pas eu de match France-Paraguay ce qui constitue la preuve que je n'étais pas responsable de mon échec précédent).

 

 

 

Ce qui me pousse à m'inscrire en DUT Gestion des entreprises et des administrations à l'IUT de Besançon, je l'ignore encore aujourd'hui. Mes professeurs de l'époque aussi. Toujours est-il que j'obtiens le diplôme avec brio (10,1 de moyenne) et des méthodes qui n'ont rien à envier à Olivier Chiabodo dans Intervilles.

Ce qui me pousse à m'inscrire à l'IEP d'Aix en Provence pour y préparer une Licence d'Administration Publique, je le sais. Je me dois de l'avouer. Une passion pour l'Olympique de Marseille nourrie depuis les années Tapie (jugez-moi. Et lui aussi par la même occasion).

La saison de l'OM se conclut en beauté par une resplendissante 9ème place et mes examens de fin d'année par un échec cuisant. J'ai 21 ans, l'âge de la maturité. Je me dis qu'il serait peut-être temps de gagner ma vie en m'amusant. 

 

 

Je débarque à Paris et m'inscris au Cours Florent afin d'y perdre ma virginité théâtrale, ainsi que mes quelques économies.

J'en profite donc pour découvrir les joies des boulots dits "alimentaires" (agent courrier, préparateur de commandes, plongeur dans un resto, caissier, vendeur de sapins de Noël...etc etc).

J'en profite également pour m'essayer aux joies de la mise en scène avec deux pièces de Georges Courteline (La peur des coups et Les Boulingrin), ainsi qu'à la pratique du théâtre de rue (notament au festival d'Aurillac, mondialement connu pour la richesse de sa programmation et la qualité de ses punks à chiens).

Je découvre également la pédagogie en terminant mon cursus de 3 ans en assistant deux profs. Il est temps alors de tenter l'aventure solitaire d'un premier "one man show" que j'ai le génie de nommer : Annulé.

 

 

 

On ne peut pas parler de franc succès. En revanche, on peut parler de franc échec. Pensant que le spectacle était réellement annulé, rares sont les téméraires qui se déplacent (note pour plus tard "le second degré en titre de spectacle, c'est non"). Je change le titre en "Mort de rire", puis en "Tout le monde y passe", modifie les sketchs au gré de l'actu, et finis par me faire une petite place dans les festivals d'humour à travers la France, ainsi que dans les cafés-théâtres parisiens.

 

L'occasion d'un premier passage télé :

                

 

 

 

J'interpréte alors, en plus de La Mort, Dieu, un panda, Ronald Mc Donald's, le prince charmant, ainsi que Marianne, l'incarnation de la République, qui s'invita, un après-midi de mai 2012, à un meeting Nicolas Sarkozy.

 

 

Cette même année, je publie un recueil de chroniques jusqu'alors diffusées sur un blog.

                            

2012, c'est aussi l'année où je débute à France Inter dans l'émission "On va tous y passer" présentée par Frédéric Lopez, puis André Manoukian.

 

              

 

Bref, 2012, est vraiment une belle année. D'autant que c'est celle où fut déclarée la guerre au monde de la finance, tuant des milliers de traders (de rire).

 


Pendant deux ans, je chronique une à deux fois par semaine à la radio et continue de jouer mon spectacle dans toute la France ainsi que dans plusieurs théâtres parisiens (Le Funambule, le théâtre de dix heures...).

 

Soutenu par de plus en plus de gens :

 

En 2014, je crée un nouveau spectacle, "Que demande le peuple ?" (joué 451 fois depuis) avec, cette fois-ci, un seul personnage, un communicant venu faire le service après-vente du pouvoir.

 

 

 

Cette même année, je rejoins l'émission de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek (le fameux grand remplacement belge), toujours sur France Inter, intitulée "Si tu écoutes, j'annule tout" (rebaptisée depuis "Par Jupiter !").

 

 

J'y tiens le rôle d'un chroniqueur itinérant, baladant mon micro au gré des rencontres dans la rue, sur les marchés, dans les salons professionels, les conférences, les meetings, à l'Assemblée nationale... J'y pratique le taquinage artistique, tente de titiller les contradictions, d'être de plus mauvaise foi qu'un député (ne le faites pas chez vous, c'est un truc de professionnel).

 

En 2017, Emmanuel Macron est élu président de la République. Il est jeune, il est beau, c'est vraiment une chance pour la France, car il est beau. Et en plus il est jeune. Il va au delà des clivages pour une France rassemblée. Et en plus il est beau. (j'aurais pas du laisser Christophe Barbier co-écrire cette bio)

 

 

En 2018, je crée THE DISRUPTIVES, le premier groupe de rock macroniste de l'histoire.

Après des débuts tonitruants (faisant dire à Iggy Pop "Waouh mais c'est excellent"... À moins qu'il ne parlait d'autre chose mais là n'est pas la question, je ne vous ai pas interrompu, ne m'interrompez pas), la tournée fut stoppée net par un certain coronavirus, agent pathogène uniquement créé pour nous empêcher de rentrer dans la légende du rock. 

 

Cette même année, je publie un premier roman, "Cosme", retraçant le parcours d'un ami poète qui résout une énigme rimbaldienne (que tu peux commander ici parce qu'avoue sinon tu l'aurais commandé sur Amazon donc on peut dire que je t'ai sauvé des flammes de l'enfer).

 

 

 

En novembre 2018, Nicolas Sarkozy est incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis pour l'ensemble de son oeuvre. Il partage sa cellule avec Claude Guéant, son fidèle ami. Ils décident de se PACSER et d'adopter un enfant qu'ils nomment Brice Hortefeux. Attendez... Ça, je ne sais plus si c'est vrai ou si je l'ai rêvé... Bon, passons.

 

En mai 2019, avec Charline Vanhoenacker et la dessinatrice Cami, nous sortons un "Cahier de vacances de Manu" qui s'écoulera à plus de 50 000 exemplaires au profit du Secours Populaire. Nous récidiverons l'année suivant au profit de la Fondation Abbé Pierre. Nous remercions donc le gouvernement de ne pas agir contre la précarité pour que l'on puisse ainsi passer pour des gens bien.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En juin 2019, suite au coup d'état de Francis Lalanne, l'intégralité du gouvernement est incarcéré et remplacé par des intelligences artificielles. Je le sais parce que je l'ai lu sur le site de France-Soir. Juste sous l'article qui disait que la chloroquine pouvait soigner l'herpès labial.)

 

 

 

 

En novembre 2019, je crée avec Alicia Vullo, un escape-game intitulé "Scandale à l'Élysée", dont les droits d'auteur sont reversés à l'association Anticor (qui lutte contre la corruption, même si j'aime d'amour Patrick Balkany en secret). La bande-annonce est ici même que ça fait vachement peur :

 

 

En 2020, je réalise avec Émilie Valentin, un documentaire produit par CAPA et diffusé sur France 5, sur l'histoire de la troupe du Café de la gare (Coluche, Miou-Miou, Patrick Dewaere, Romain Bouteille, Sotha... etc). Des gens inspirés et inspirants.

 

 

En 2020, Pascal Praud demande ma démission de France Inter, Nadine Morano déclare que je suis "à vomir" et Éric Zemmour me considère comme une "arme de guerre idéologique". Ce qu'on peut résumer par "une bonne année".

 

To be continued...

 

 

 

 

 

 

Dès le 17 mars 2021...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès que j'ai 500 signatures...